Trouver un Maître – Maître T

Trouver un Maître – Maître T

Suite à plusieurs demandes ces dernières années, et a de nombreux partages d’expérience (parfois tristement mauvais) à ce sujet, j’ai choisis cette fois de rendre public et accessible la réponse à cette question : “comment puis-je trouver un vrai Maître?” Je vais donc vous livrer mes conseils. Ce message s’adresse principalement aux soumises qui cherchent une appartenance, qu’elles soient novices ou débutantes, en espérant que cela puisse aider certaines d’entre vous a s’épanouir dans ce type de relation, et d’éviter les pièges, notamment sur les réseaux sociaux…et comme à mon habitude, je ne parlerais que de relations réelles, cependant ces conseils s’adressent également aux soumises virtuelles qui se sentent prêtent à passer au réel, sans nécessairement savoir comment faire, ni oser.

Ce texte, comme je l’ai dis, s’adresse principalement aux soumises novices, aux néophytes, et aux débutantes. Nous avons tous commencé quelque-part, que l’envie naisse d’un fantasme, d’une lecture, d’une rencontre ou de quoi que ce soit d’autre. Il n’y a aucun mal à être novice, et une grande partie d’entre nous, Maîtres, trouvons du plaisir à former, à éduquer et finalement à transformer une femme en Soumise…pour peu d’avoir la patience, la pédagogie, les connaissances et le savoir faire nécessaires, évidemment! Cependant, un grand nombre de premières relations se passent mal, à l’instar des premières relations vanilles d’ailleurs, mais parfois (trop souvent) avec de bien plus graves conséquences… Plusieurs raisons à cela, pour lesquelles les “doms” ne sont pas systématiquement fautifs, mais soyons réalistes, ont souvent leur part de responsabilité…

La raison que j’ai le plus couramment rencontré est, justement, le manque de connaissance… Et c’est problématique à plusieurs niveaux! Vous vous lancez dans une aventure, excitante et effrayante, mais pourquoi? Qu’esperez vous en retenir, ou ressentir? Il faut le définir en amont, avant de rencontrer votre Loup, votre dominant, votre Maître…c’est primordial pour éviter la pire situation qui puisse être, que j’ai souvent entendu : “je n’aime pas ce que je vis, ce qu’il me fait vivre, mais j’accepte par amour”… Quelle horreur de lire ces mots, quand on a, comme moi, dédié sa vie aux plaisirs de sa soumise!!! Pourtant, croyez moi, ça arrive très souvent 😔

Vous avez le droit d’avoir vos propres critères, bien sûr. Mais sachez qu’il y a autant de Maîtres que de façon de dominer, peu importe leur physique, leur portefeuille, leur mode de vie… Mon mentor était dans l’immobilier, charismatique sans être bel homme (oserais-je dire pas du tout!), l’un de ses meilleurs amis dans le milieux était dans les affaires, élancé, “classe”, prenait soin de lui, il ne faisait pas ses 60 ans, pas du tout…l’autre était (et est probablement toujours) cordonnier, plutôt “cool” et discret, au physique banal, je l’appréciais d’ailleurs beaucoup, malgré ses goûts particulièrement extrêmes. Il y a de nombreux critères, comme dans toute relation amoureuse, et souvent c’est le physique qui prime, alors qu’il n’a strictement rien à voir avec les deux essentiels : en premier, les compétences, en second, la vision commune, ne serais-ce que philosophique, de la D/S.

Seulement là, il y a un problème… Comment définir vos attentes, vos critères, auprès d’un vrai Maître, tout en étant sûre que cela va vous plaire, que vous ne lui faites pas perdre son temps…et évidemment qu’il est un VRAI Maître, dont les pratiques ne sont pas que des mots, glanés sur les forums ou dans des livres (pour ceux qui savent lire 🙄)…ni ne sont trop extrêmes pour vous…qu’il vous respectera, en tant que personne, en tant que soumise? Qu’il respectera vos limites, n’abusera pas de sa position, ou de votre incapacité a parler ou a bouger? Ou qu’il ne vous manipulera pas pour arriver a ses fins (certains, en la matière, sont particulièrement efficace pour vous faire tomber amoureuse, puis dépendante, pour enfin faire de vous ce qu’ils veulent, sans pour autant vous respecter!). Croyez moi, ce sont des choses que j’ai vues maintes fois, qui sont traumatisantes, s’apparentant même, dans les pires cas, d’avantage à un viol qu’à une “mauvaise expérience”…

Le plus important est en premier lieu LA SINCÉRITÉ, suivi de très près par l’humilité. Un aspirant dominant, avouant ses désirs mais également sa totale méconnaissance est un risque pour vous, évidemment. Mais c’est un risque minime si il est respectueux et précautionneux ! A vous de tout définir, par ou commencer, comment s’inspirer, demander éventuellement de l’aide. Évoluer ensemble est très beau, quand il n’y a aucun mensonge, et c’est une expérience forte qui rapproche!!! Le danger, le vrai, ce sont tout les “autres”, nombreux, dangereux, les autoproclamés, qui ont tout vu (sur pornhub) et tout fait (dans leurs rêves) , se sentent légitime, en droit d’exiger et en quête de “jouet” sans généralement comprendre que, dès le départ, ils ont tout faux et ne peuvent que faire du mal.

La première chose, c’est évidemment le dialogue…ne pas se présser, rester ferme sur ses attentes, et définir ensemble, quitte à “gâcher” la partie excitation de l’inconnue, le déroulement de cette première rencontre. Définir le mot d’alerte évidemment, les pratiques désirées, éventuellement celles qui sont “acceptables”, et celles dont il n’est pas question! Un “Maître” qui insistera avant même la première rencontre est foncièrement à l’opposé de la D/S, n’a rien compris, et est viscéralement à fuir! Mais ça ne suffit pas! Des jolis mots et une apparente maîtrise expliquée en MP par un lanceur de couteaux, et vous vous installez de suite sur la roue? Bien sûr que non! En matière de BDSM, je suis un partisan du “tout est mensonge jusqu’à preuve du contraire“!

La seconde, donc, est de vérifier que ses mots sont des convictions. Si il est expérimenté, rien de plus simple : demandez-lui des références ! Aucun Maître ne refusera à moins d’un soucis avec la précédente soumise…ou à moins qu’elle n’existe pas ! C’est bien simple, soit elle a été bien traitée et pourra témoigner en sa faveur, soit elle ne l’a pas été et elle témoignera en sa défaveur, soit leur relation est trop compliquée pour être accessible à unbtiers, et il aura forcément des preuves, photographiques ou vidéos, l’identifiant formellement… Si ce n’est pas le cas, fuyez! Aucune excuse possible!

Dans le meilleur (du pire) des cas, la soumise n’est plus joignable, s’est retirée de ce monde. A 95% si elle ne veut plus être identifiée, c’est pour une bonne raison! La faute en incombe possiblement à son partenaire (pas nécessairement, encore qu’une belle relation, même si elle se finit pour d’excellente raisons, ne signifie généralement pas une disparition des réseaux!), ce qui ne donne pas confiance…il faut donc pousser les investigations, et ne jamais se contenter des mots! Mais au moins, ses preuves photos et/ou vidéos vous démontreront, même si il n’est pas forcément agréable de voir son futur partenaire avec une autre, qu’il est réellement experimenté, que ce ne sont pas que des mots…dans ce cas, je vous conseille tout de même d’enquêter un minimum, au moins en utilisant le réseautage! Les réseaux sociaux sont un très bon outil pour cela! Demandez à ses contacts, faute de références !

Si il ne peut vous fournir aucune preuve, et bien…disons que je ne connais aucun d’entre nous qui ne garde aucun souvenir, physique, palpable, de ses performances BDSM, des grands moments qui ont comptés pour lui! Nombreux sont ceux qui, pour se donner de l’importance, vont jusqu’à créer de faux comptes de soumises, pour se faire mousser…mais ils restent des fantasmeurs… là encore, ce n’est pas parce-qu’on a vu des lanceurs de couteaux sur le web, ou qu’on a lu des livres sur le sujet, vu des films sur Netflix (ou YouPorn) qu’on est prêt à en prendre une douzaine et à les lancer a 5cm de votre carotide! Soyez méfiante, même si c’est à tort, même si ça impose quelques reserves qui limiterons la potentielle euphorie du debut…tôt ou tard, quand vous démêlerez le vrai du faux, vous pourrez baisser la garde en toute connaissance de cause, ou au contraire éviter de vous mettre en danger !

Pour celles qui veulent passer du virtuel au réel, ou se lancer directement sans connaître personne ou presque en réel, il y a là aussi des solutions beaucoup moins risquées que de s’ouvrir et de croire sur parole un autoproclamé “Maître” qui, comme on l’a dit au dessus, ne remplit pas les conditions “sécuritaires” qui permettent la confiance absolue (cette confiance est, au risque de me répéter, un des fondamentaux indispensable de la D/S!).

Tout d’abord, mêlez vous activement aux groupes, IRL. Les sites spécialisés regorgent de rassemblements, toutes les grandes villes ont régulièrement des Munch, des rencontres qui n’ont pour but que de lier des contacts, découvrir des gens, leurs histoires, parfois des exhibitions de shibari ou autre… Ne pas avoir de collier ne signifie pas que vous ne pouvez pas vous renseigner, bien au contraire, vous serez toujours les bienvenues!

L’étape suivante, pour les plus téméraires, ce sont les donjons… Certes, c’est un grand pas de passer, seule, la porte d’un donjon, d’un club BDSM, voir de Munch & Play, pour autant…les codes y sont respectés, vous pourrez y faire des rencontres, voir les pratiques d’autres membres, peut-être même faire la connaissance de votre futur initiateur! Rien ne vous oblige à participer, d’ailleurs les curieux, les “joueurs” et les libertins fréquentent régulièrement ce type de clubs, mais c’est un premier pas qui peut vous permettre a minima de définir ce qui vous plaît, qu’elles sont vos attentes, loin des fantasmes et des romans.

Je fais ici une petite note pour les “soirées spécial BDSM” dans les clubs purement libertins…je n’en suis pas friand. Non pas que libertinage et BDSM soit incompatibles, mais ces soirées là sont souvent (c’est de notoriété publique) le croisement des pires membre des deux communautés… Quelle belle opportunité pour les prédateurs autoproclamés maitre de sortir leur cravache en PVC achetée chez Décathlon et de faire forte impression à qui veut les écouter, sans être contredit ou demasqué puisque peu d’entre nous, pratiquants réels, ne vont dans ce type de soirées, préférant les donjons, publics ou privés!

Enfin, une autre possibilité est d’être coachée, voire d’être incluse et initiée par des personnes de renom. Certes, ceux-ci sont accompagnés, ont déjà une soumise, laquelle est d’ailleurs généralement présente… Beaucoup seraient heureux de vous faire une démonstration, ou même de vous initier. Un couple formé, aimant, soudé, accessible, est un gage de qualité, et de réel. Trouvez donc un couple qui vous accueillerait, visiteuse ou participative, et voyez de vos propres yeux, ou avec vos propres sens, ce qu’est la véritable D/S, pratiquée dans l’amour et le respect mutuel. Là encore, il est tout de même important de dialoguer, de définir vos limites, vos attentes, vos espoirs. Oui, ce ne sera pas le grand amour, mais vous saurez si ce monde vous plaît, si ces pratiques peuvent vous combler, si l’amour que vous verrez serait à même de vous satisfaire, et cela se fera dans un contexte bien moins dangereux que de vous lancer avec un inconnu sans références.

Dans de rares, très rares cas, vous pourrez peut-être grandir a leurs côtés, devenir “soeur de soumission”, mais il vous faut néanmoins garder en tête que vous serez toujours la “seconde soumise”, jamais LA soumise. Ce ne sera qu’une initiation dans ce monde, temporaire très probablement, et à moins que cela ne vous suffise, une simple transition entre ce moment où vous découvrez ce monde, et celui où vous trouverez a qui offrir votre collier. Si le Maître et la soumise (ou l’inverse, bien entendu) en question prennent leur rôle au sérieux, peut-être pourront-ils vous introduire dans certaines sphères, et vous présenter des personnes qui partagent a la fois l’amour de la D/S, mais aussi vos propres valeurs.

Vous l’aurez compris, ce message s’adresse aux demoiselles cherchant un Maître, et ne cherchant pas simplement à “jouer”… car dans ce cas précis, rien de mieux que de découvrir cela en couple, ensemble, dans la joie et l’amour. Cependant, les jeux, en couple, de Domination/soumission sont plaisants, et sont parfois également une très belle occasion de découvrir, et si cela vous plaît a tout les deux, de pratiquer et jouir pleinement de la D/S, dans la confiance, l’amour et du dialogue! Ainsi, dans ce cas précis, vous avez déjà toutes les clés pour être heureux et épanouis, et peut-être même d’aller plus loin que ces couples qui vous faisaient rêver !

Pour finir, et résumer ce bref article qui, je l’espère, évitera a certaines de tomber sous le joug de prédateurs et autres dangereux personnages, quelques conseils de base:

-Restez prudente sur ce qui vous est dit, demandez des preuves.

-Ne choisissez jamais un dominant par dépit, ni avec empressement.

-N’accordez votre confiance qu’à ceux qui ont fait leurs preuves (vérifiables)

-Mêlez-vous aux pratiquants, que ce soit dans des Munch, en donjon, en club, ou si ils acceptent, dans leur intimité, même pour une simple et unique séance.

Le plus important : gardez à l’esprit que cette relation est là pour vous épanouir (quels que soient vos attentes ou vos critères), tout ce qui pourrait vous en empêcher est à fuir avant de cimenter cette relation, sans quoi elle finira tôt ou tard par être destructrice, pour vous, et peut-être même pour lui!.

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3 COMMENTAIRES

comments user
lili

Blog delicieux et instructif.

    comments user
    luxbdsm.com

    Merci beaucoup 🥰🥰🥰

    comments user
    luxbdsm.com

    Merci beaucoup (avec encore plus de retard 🤣🤣)

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